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Brice Laurent


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Brice Laurent, le fils de coeur


«Je tombe d’un coup au fond de mon canapé. Je ne trouve pas de sens.» Brice Laurent est directeur artistique. Il dessine, écrit et crée du contenu pour des entreprises, des associations ou des projets en construction qui le font vibrer: «Mon métier c’est assez particulier parce que, j’ai conscience que ce que je fais n’aurait aucun impact si je ne le faisais pas pour des gens qui eux, ont de l’impact». Il y a quelques mois, à l’hiver 2019/2020, il était au plus mal: «Je suis comblé au niveau du travail, mais dans ma vie perso, il y a quand même un vide». Il est «abattu» par toutes les épreuves qu’il a vécu les mois et années précédentes et qu’il nous raconte dans cet épisode.


Brice Laurent n’est pas bénévole, salarié ou étudiant de la Croix Rouge mais il est engagé. Il incarne les vulnérabilités et l’engagement dont il a été question dans tous les épisodes de ce podcast. Nous vous partageons son histoire parce qu’elle est à la genèse de la réflexion de Sophie Bacquer. C’est elle qui a créé le projet Clichés qui au-delà d’un podcast est un projet européen sur l’engagement et les vulnérabilités. C’est ensuite Brice Laurent qui lui a permis de donner vie à ce projet en créant tout son univers visuel.


C’est également cette expérience qui lui a permis de sortir de sa torpeur: «On monte les concepts comme ça, par des sms, des coups de fil, on s’entend tellement bien sur pourquoi on veut faire ce projet. À changer l’idée de ce qu’on se fait de la solidarité «ah tenez je vous donne dix centimes», un peu misérabiliste. Et puis, voilà, on veut vraiment donner une dimension pleine d’énergie et de possibles autour de ce que c’est de venir en aide, de repartir à l’action alors qu’on […] se sentait incapable». L’une des idées premières est de montrer qu’agir permet d’aider les autres mais permet aussi souvent de se sauver soi-même.


La vie de Brice Laurent, les épreuves physiques et psychologiques permettent de mettre en lumière comment, même lorsque que l’on se dit « je suis plus une personne, voilà. Je suis 80% d’une personne » il est toujours possible d’agir.